Installation et installateurs

Déclaration CACSI panneau solaire : 0 € et 10 minutes

Déclaration CACSI panneau solaire : convention d'autoconsommation sans injection, 0 € et 10 minutes auprès d'EDF SEI en Martinique, Guadeloupe et Guyane

Aux Antilles françaises et dans tous les DROM, le gestionnaire du réseau électrique de distribution s’appelle EDF SEI, pour Systèmes Énergétiques Insulaires. C’est l’équivalent local d’Enedis, qui n’opère que dans l’Hexagone. Toutes les démarches CACSI passent donc par EDF SEI Martinique, Guadeloupe ou Guyane, et jamais par Enedis : c’est le premier point à intégrer avant de remplir le moindre formulaire.

La CACSI, ou Convention d’Autoconsommation Sans Injection, est le contrat qui permet à un particulier d’installer une production solaire raccordée à son tableau électrique sans injecter de surplus sur le réseau public. En la signant, vous déclarez trois choses : que vous installez une production solaire chez vous, que cette production sera entièrement consommée sur place sans revente du surplus, et que votre installation respecte les normes électriques NF C 15-100 ainsi que l’anti-îlotage — l’onduleur s’arrête en cas de coupure du réseau.

La démarche est gratuite, se fait en ligne et prend moins de quinze minutes ; elle reste obligatoire même pour les kits photovoltaïques DIY de 3 kVA ou moins. EDF SEI renvoie ensuite un certificat de conformité : c’est le document que vous présentez à votre assurance habitation et que vous conservez en cas de contrôle.

Déclaration CACSI panneau solaire : de quoi parle-t-on exactement ?

Une déclaration CACSI sert à déclarer une installation solaire qui produit de l’électricité consommée sur place, sans injecter de surplus sur le réseau. Elle formalise votre situation « autoconsommation sans injection » auprès du gestionnaire de réseau et vous aide à être en règle. Le modèle officiel de cette convention est publié sur Service Public sous l’intitulé « Convention d’autoconsommation sans injection pour une installation de production d’électricité » : la fiche est émise par Enedis (ex-ERDF) et a été vérifiée le 13 octobre 2023.

Est-elle obligatoire ? Dans la plupart des cas, oui : dès que vous êtes raccordé au réseau et que vous autoconsommez sans injection, une déclaration ou une convention est généralement requise. Les personnes concernées sont d’abord les particuliers et les petits sites, ceux qui installent du solaire en autoconsommation sans envoyer de surplus sur le réseau. Un kit plug-and-play est donc souvent concerné dès lors qu’il est utilisé en autoconsommation sur un logement raccordé.

Sans injection ou avec injection : la différence qui change tout

En « sans injection », aucun surplus n’est envoyé sur le réseau : la production est consommée sur place. En « avec injection », un surplus peut repartir sur le réseau, ce qui implique un cadre et des démarches différents. Retenez que la CACSI ne permet pas de revendre l’électricité : la vente ou l’injection relève d’un autre cadre réglementaire. Si votre matériel le nécessite, empêcher l’injection de surplus peut passer par un réglage, une limitation de puissance ou une configuration spécifique.

CACSI, CRAE et Consuel : trois sigles à ne pas confondre

La CACSI n’est pas l’attestation Consuel. Le Consuel, une attestation électrique payante de l’ordre de 150 à 250 €, n’est obligatoire que si vous injectez sur le réseau — c’est-à-dire en cas de revente du surplus — ou si votre installation dépasse 3 kVA. Pour la grande majorité des kits plug-and-play, le Consuel n’est pas requis. Et si vous basculez plus tard vers un onduleur hybride avec injection autorisée, vous passez sur la convention CRAE, la convention de raccordement en autoconsommation avec injection, ce qui implique alors le Consuel. Une fois signée, votre convention est rattachée au point de livraison et validée administrativement, même si, selon les interfaces, elle n’est pas toujours visible « comme un contrat classique » dans l’espace client.

Qui doit faire une déclaration CACSI panneau solaire aux Antilles ?

Le plus simple est de raisonner par type d’installation. Voici comment se répartissent les cas les plus fréquents dans les trois DROM.

Type d’installation CACSI obligatoire ? Autres démarches
Kit plug-and-play 1 000 W (prise extérieure) Oui Aucune autre
Kit plug-and-play 2 000 W (tableau électrique) Oui Disjoncteur dédié 16 A recommandé
Kit plug-and-play 3 000 W (tableau électrique) Oui Disjoncteur dédié, parfois déclaration en mairie
Installation hybride avec batterie et onduleur hybride Oui, en sans injection Vérifier la compatibilité de l’onduleur
Pose RGE supérieure à 3 kVA avec revente Non, convention CRAE Consuel et contrat d’achat EDF OA

Autrement dit, les kits 1 000 W, 2 000 W et 3 000 W relèvent de la CACSI. Au-delà de 3 kVA crête, soit 3 000 W, vous basculez sur la procédure standard avec Consuel et, éventuellement, contrat de revente. C’est cette frontière des 3 kVA qui sépare, dans la pratique, une simple déclaration d’un dossier de raccordement complet.

Les 5 étapes d’une déclaration CACSI en Martinique, Guadeloupe ou Guyane

Étape 1 — Réunir les documents avant de commencer

Ayez sous la main votre PDL, le Point de Livraison, ce numéro à 14 chiffres qui figure sur votre facture EDF et qu’on appelle parfois « numéro de compteur ». Ajoutez l’adresse complète du logement où l’installation est posée, un schéma synoptique simple de votre kit, la fiche technique du micro-onduleur et la puissance crête totale des panneaux installés : 1 000 W, 2 000 W ou 3 000 W. Pour les kits jusqu’à 3 kVA, aucun document n’est à téléverser dans le dossier en ligne. Votre PDL se retrouve aussi sur votre contrat et dans l’espace client de votre fournisseur d’énergie.

Étape 2 — Ouvrir le portail EDF SEI de raccordement

L’adresse officielle dépend de votre territoire : edf.mq pour la Martinique, edf.gp pour la Guadeloupe, edf.gf pour la Guyane. Vous cliquez sur « Déclarer un raccordement d’autoconsommation », puis vous sélectionnez Martinique, Guadeloupe ou Guyane — le formulaire est identique dans les trois DROM. C’est ici que se joue une déclaration CACSI panneau solaire : aucun compte Enedis à créer, aucun guichet métropolitain à contacter.

Étape 3 — Remplir le formulaire CACSI en ligne

Le questionnaire demande vos coordonnées (nom, adresse, e-mail, téléphone), votre PDL à 14 chiffres, la date d’installation prévue ou réalisée, la puissance crête en watts ou en kWc — sachant qu’un 1 kWc équivaut à 1 000 W —, le type d’onduleur, l’orientation et l’inclinaison des panneaux, puis une attestation sur l’honneur que l’installation respecte les normes. Comptez 10 à 15 minutes en tout. Certains prestataires privés d’assistance administrative, non affiliés à Enedis, proposent de déposer le dossier à votre place via un mandat de représentation, mais ce mandat n’autorise que la démarche administrative : vous restez producteur et responsable de votre installation, conformité, sécurité, usage et entretien compris.

Étape 4 — Recevoir la convention signée

EDF SEI vous renvoie la convention CACSI signée par e-mail sous 7 à 21 jours, selon les volumes traités côté DROM. Imprimez-la et conservez-la avec votre dossier électrique habitation. C’est également le document que vous communiquez à votre assureur. À titre de repère, certains opérateurs privés annoncent un traitement en 48 à 72 heures lorsque le dossier est complet : c’est leur délai commercial, pas celui du gestionnaire de réseau.

Étape 5 — Mettre l’installation en service

Une fois la CACSI reçue, vous pouvez brancher votre kit, transmettre le certificat à votre assurance habitation et suivre votre production via l’application de monitoring de votre micro-onduleur. La nuance compte : vous pouvez physiquement poser, fixer et câbler vos panneaux pendant l’instruction, mais le micro-onduleur ne se branche sur la prise ou le tableau qu’après réception de la convention signée. Sans ce document, un contrôle EDF SEI expose à un déraccordement temporaire ou à une régularisation forcée.

Déclaration CACSI panneau solaire : 5 étapes et 0 € auprès d'EDF SEI aux Antilles
La déclaration CACSI panneau solaire est la seule étape du parcours solaire DIY qui ne coûte rien : 0 € côté EDF SEI, 10 à 15 minutes de formulaire.

PDL, onduleur, puissance : les informations à préparer

Le PDL est l’identifiant de votre point de raccordement électrique. Il compte souvent 14 chiffres et permet d’identifier précisément votre compteur et votre site. Sur les installations récentes, le compteur Linky n’empêche rien : il mesure les flux, et l’essentiel reste d’être dans le bon cadre, l’autoconsommation sans injection.

Les caractéristiques techniques demandées sont récurrentes : la puissance en watts-crête ou kilowatts-crête, la marque et le modèle de l’onduleur ou du micro-onduleur, et parfois des informations sur le raccordement. Un onduleur ou un micro-onduleur, pour rappel, est l’équipement qui convertit l’électricité produite par les panneaux — du courant continu — en électricité utilisable chez vous, en courant alternatif. Un dossier cohérent entre la puissance déclarée, la référence d’onduleur et le devis évite les allers-retours les plus fréquents.

Dernier réflexe documentaire : gardez une copie du schéma synoptique et de la fiche technique de l’onduleur dans le même dossier que la convention. C’est ce trio — convention, schéma, fiche technique — qu’on vous demandera de présenter lors d’un contrôle ou d’une déclaration de sinistre.

Délais et frais réels d’une déclaration CACSI dans les DROM

Le point rassurant, c’est que la démarche est gratuite partout dans les DROM, comme dans le reste de la France. Seul le confort électrique optionnel — un disjoncteur dédié posé par un électricien — représente une dépense, et il n’est pas facturé par le gestionnaire de réseau.

Poste Coût Délai
Déclaration CACSI en ligne 0 € 10 à 15 minutes
Traitement EDF SEI Martinique 0 € 7 à 21 jours
Traitement EDF SEI Guadeloupe 0 € 7 à 21 jours
Traitement EDF SEI Guyane 0 € 14 à 30 jours (volumes plus faibles)
Pose éventuelle d’un disjoncteur dédié 16 A par un électricien 50 à 150 € à votre rythme

C’est le seul chantier réglementaire entièrement gratuit du parcours solaire en autoproduction. Une déclaration CACSI panneau solaire ne génère donc aucun frais de dossier : ce qui coûte, quand il coûte quelque chose, c’est la mise en sécurité du circuit, pas la convention elle-même. Pour situer ces montants à l’échelle du projet, comparez-les au reste du poste matériel avec notre article sur le kit solaire en Guadeloupe et ses démarches EDF SEI.

Location, copropriété, îles secondaires : trois cas particuliers

Vous êtes locataire. La CACSI peut être signée par le locataire dès lors qu’il dispose de l’autorisation écrite du propriétaire pour l’installation. Le PDL appartient à l’occupant du logement : c’est donc bien vous qui faites la démarche, et non le bailleur.

Vous êtes en copropriété. La CACSI ne nécessite pas l’avis du syndic. En revanche, l’installation physique peut nécessiter une autorisation de la copropriété si elle est visible depuis l’extérieur, sur un balcon ou une terrasse commune. Deux validations distinctes, donc, pour deux objets distincts : l’administratif d’un côté, l’esthétique et la sécurité de l’immeuble de l’autre.

Vous habitez Marie-Galante, Les Saintes ou La Désirade. Le réseau EDF SEI Guadeloupe couvre l’ensemble de l’archipel et la procédure CACSI y est identique. Les délais peuvent seulement être légèrement plus longs sur les îles secondaires, de l’ordre de 10 à 25 jours.

Et si vous ajoutez une batterie plus tard ? Tant que votre installation reste en sans injection — la batterie stocke la production et la redélivre en autoconsommation — aucune nouvelle déclaration n’est nécessaire. Si vous passez ensuite à un onduleur hybride avec injection autorisée, il faut en revanche basculer sur la convention CRAE, avec Consuel à la clé. Pour préparer ce virage technique, notre comparatif de l’onduleur hybride en Martinique détaille les configurations compatibles.

Les 5 erreurs qui font capoter une déclaration CACSI panneau solaire

1. Brancher avant la CACSI. C’est le risque le plus coûteux : déraccordement EDF SEI, voire invalidation d’assurance. L’installation physique peut avancer, la mise en service non.

2. Sous-déclarer la puissance. Installer 2 000 W et déclarer 800 W pour « éviter la procédure » est un mythe, et surtout une infraction. La puissance crête déclarée doit correspondre au matériel réellement posé.

3. Confondre CACSI et Consuel. Le Consuel est une attestation électrique payante, comptez 150 à 250 €, obligatoire uniquement si vous injectez sur le réseau ou si vous dépassez 3 kVA. Pour un kit DIY plug-and-play standard, c’est la CACSI seule qui s’applique.

4. Oublier de prévenir son assurance. Votre contrat habitation doit être informé des panneaux installés. Sans cela, en cas de sinistre — cyclone, vol — vous vous exposez à un refus d’indemnisation.

5. Confondre CACSI et MaPrimeRénov’. La CACSI est une démarche administrative obligatoire pour tous les concernés ; MaPrimeRénov’ est une aide financière distincte, qui exige une pose par un professionnel RGE. Elle n’est donc pas accessible aux kits auto-installés. Pour le volet aides, voyez plutôt notre panorama de l’autoconsommation solaire en Guadeloupe.

Questions fréquentes sur la déclaration CACSI panneau solaire

La CACSI est-elle vraiment gratuite aux Antilles ?

Oui, totalement gratuite, comme partout en France. Aucun frais EDF SEI n’est facturé pour cette procédure dès lors que l’installation reste dans le cadre des 3 kVA d’autoconsommation sans injection.

Combien de temps avant de pouvoir brancher mon kit ?

Vous pouvez poser, fixer et câbler vos panneaux en attendant la convention. En revanche, le branchement du micro-onduleur sur la prise ou le tableau n’intervient qu’après réception de la CACSI signée par EDF SEI.

Mon kit dépasse 3 kVA, que faire ?

Au-delà de 3 kVA crête, soit 3 000 W, vous basculez sur la procédure standard, avec Consuel et éventuellement contrat de revente. Le dossier change de nature et la CACSI simple ne suffit plus.

Et si je veux revendre mon surplus à EDF ?

La revente de surplus exige une pose par un installateur RGE, un Consuel, un contrat d’achat EDF OA et un onduleur compatible avec l’injection. C’est un autre projet que l’autoconsommation sans injection, et donc un autre cadre contractuel, la convention CRAE.

Que se passe-t-il si je déménage ?

La CACSI est attachée au PDL, donc au logement. Si vous emportez votre kit dans un nouveau logement, il faut signer une nouvelle CACSI sur le PDL du nouveau logement. L’opération reste gratuite.

EDF SEI peut-il refuser ma demande ?

C’est très rare dans les DROM. Le seul cas de refus concerne les installations qui dépassent les seuils techniques de puissance ou de sécurité, ce qui ne s’applique pas aux kits standards de 1 000 à 3 000 W.

Ce qu’il faut retenir

Une déclaration CACSI panneau solaire n’est ni longue ni payante : c’est un formulaire en ligne d’une dizaine de minutes, un PDL à retrouver sur la facture, une fiche technique d’onduleur à joindre et environ deux à quatre semaines d’attente pour recevoir la convention signée par EDF SEI. En échange, votre installation devient conforme, votre assurance est couverte et vous évitez le déraccordement. Pour replacer cette étape dans le parcours complet d’un projet solaire antillais, notre article sur l’autoconsommation photovoltaïque aux Antilles détaille les puissances, les coûts et la rentabilité.

Ressources officielles : le modèle de convention est consultable sur Service Public, fiche R49476, et la foire aux questions détaillée sur le site cacsi.fr.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *